juin 28, 2020

La France organise des élections municipales reportées par une crise virale

Par Edgard

Des personnes portant un masque et une visière pour se protéger du coronavirus sont assises derrière un bouclier de verre lors du nouveau vote pour les élections locales prévues le dimanche 28 juin à Paris, vendredi 26 juin 2020. La France tiendra son Covid-19 reporté le deuxième tour des élections locales le 28 juin.

Thibault Camus

AP

PARIS France organise un second tour des élections municipales dans 5 000 villes et dimanches reportés en raison d'une épidémie de coronavirus dans le pays. Le vote pour remplir les bureaux locaux à Paris et dans des milliers d'autres localités a été suspendu après le premier tour des élections municipales générales du 15 mars, ce qui a donné des résultats décisifs dans environ 30 000 autres municipalités, pour la plupart de petite taille. Les électeurs seront élus maires et conseillers municipaux dimanche dans les bureaux de vote fonctionnant selon des règles d'hygiène strictes. Les masques faciaux, le savon ou les nettoyants pour les mains et l'entretien de 1 mètre (environ 3 pieds) entre chaque personne dans les lignes sont obligatoires. Les électeurs ont été invités à apporter leur stylo pour signer le registre. La propagation du coronavirus a considérablement ralenti en France ces dernières semaines et presque toutes les restrictions à l'activité sociale et commerciale ont été progressivement levées le mois dernier. La France a signalé près de 200 000 cas confirmés et 29 781 décès dans le cas de pandémie. Mais le virus devrait encore nuire à la participation de dimanche, comme ce fut le cas en mars. Seuls 44,7% des électeurs, un record, ont voté au premier tour des élections municipales. L'élection, bien qu'elle semble centrée sur des préoccupations locales, est également considérée comme un indicateur politique clé avant l'élection présidentielle de 2022 en France. Le principal champ de bataille est Paris, où le maire est une figure influente de la politique française et supervisera les Jeux olympiques de 2024. Le maire de Paris, Annie Hidalgo, membre du Parti socialiste, s'est terminé en mars avec une solide avance sur le candidat conservateur Rachid Dati. Le parti centriste de 3 ans du président français Emmanuel Macron nomme pour la première fois des candidats municipaux et n'a toujours pas de racines locales en France. Le parti, la République en mouvement, n'a pas de candidats dans chaque course et, dans certains cas, soutient des candidats de gauche comme de droite. Le gouvernement de Macron a été critiqué pendant la pandémie pour son manque de masques, sa capacité de test et son équipement médical. Un remaniement du gouvernement est attendu avant les élections de dimanche. De récents sondages d'opinion montrent que la cote de popularité de Macron était d'environ 40%, plus qu'avant l'épidémie de virus. Le Premier ministre français Edouard Philippe, dont la popularité a considérablement augmenté ces dernières semaines, s'est porté candidat à la mairie de sa ville natale du Havre. Le Parti républicain conservateur, qui a été le plus grand vainqueur des élections municipales de 2014, devrait à nouveau faire bien grâce à son solide réseau d'élus. A gauche, le parti Europe Ecologie-Verts semble augmenter considérablement son influence en s'affranchissant de son allié traditionnel, le Parti socialiste affaibli. Ecologie de l'Europe – Les alliés verts et de gauche semblent pouvoir gagner des courses de maires dans plusieurs grandes villes, dont Marseille, Lyon et Toulouse. Ce parti soutient la réélection d'Hidalgo à Paris. L'Assemblée nationale anti-immigration d'extrême droite s'est concentrée sur la consolidation des résultats de 2014, lorsque des candidats soutenus par le parti ont gagné dans 12 villes.

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